Appel à contribution

Appel à projets de thèse 2019 - 2020

Du 15/04/2019 à 30/05/2019

Le LabEx ITEM (Innovation et TErritoires de Montagne) propose deux co-financements d’Allocations Doctorales de Recherche.

Le contrat débutera en 2019.  Le financement sera de 18 mois maximum.

Ces financements sont accordés après expertise et sélection à des sujets qui doivent répondre aux critères suivants :

  • Ouverture pluri-disciplinaire du sujet (Mobilisation de  plusieurs approches disciplinaires, compatibles, pertinentes et bien articulées). Lorsque la pluridisciplinarité n’est pas possible dans l’encadrement de la thèse (ce qui sera justifié), il est demandé a minima qu’elle soit mise en œuvre dans un comité de thèse.
  • Originalité du sujet dans les thématiques concernées
  • La portée de la thèse (potentiel de généralisation et/ou de théorisation, au delà de la connaissance des territoires montagnards)
  • Pertinence avec les orientations stratégiques du Labex  : ouverture internationale, partenariat entre chercheurs et acteurs sociaux.
  • Qualité de la méthodologie (Une attention particulière doit être portée aux difficultés méthodologique d’une pluridisciplinarité)
  • Partenariat scientifique et financier
  • Adéquation aux thèmes du Labex

Le doctorant sera sélectionné sur un recrutement ouvert et international. Il devra accepter de contribuer aux activités du labex (colloque, université d’hiver, bilan d’avancement annuel, publications, participations aux séminaires, mention du financement par le labex, etc … ).

La thèse s’inscrira dans les thèmes du projet 2020-2025 :

Thème 1 : transformation du rapport à la nature, de l’action publique et de la gestion des milieux montagnards

Cet axe met en jeu la transition écologique, abordée à partir de l’évolution des rapports à la nature, et dans leurs conséquences sur la conservation des milieux montagnards Celle-ci est entendue à la fois comme science et comme ensemble de pratiques et de nouvelles normes et conventions impliquant l’action publique et des politiques publiques environnementales. Quelle gestion adaptative des socio-écosystèmes de montagne aux échelles locales, des massifs, des grandes régions et globale ? Quelle place et dynamique des politiques publiques, en particulier des espaces naturels protégés mais aussi des territoires plus fortement anthropisés ? Quels nouveaux besoins et pratiques ? Quelles expériences de systèmes locaux de production disruptifs issus des innovations sociales, organisationnelles et de procédés ? Quelles modalités et limites à l’exploitation de ressources locales (minerais, bois, eau…) ?

Thème 2 : transitions touristiques et récréatives

Ce thème questionne les montagnes en tant que régions dépendantes d’une activité économique dominante, liée à la valorisation de ressources naturelles (pente, neige, paysages) soit directement, soit par les valeurs associées (santé, développement de soi, plaisir, distinction…). Il conduit à analyser les dynamiques de stations, entre mondialisation et territorialisation, transition et diversification des services et des pratiques, ressources anciennes et nouvelles. Les transformations dans le domaine des sports et loisirs de montagne ont été fortement investies jusqu’ici dans le LabEx. Il s’agit maintenant de comprendre la bifurcation opérée dans les trajectoires économiques. Ce thème sera approfondi : dans les transformations de l’offre, et notamment du système des stations (innovations, organisations, logique d’action) d’une part, dans la dimension culturelle et pragmatiques de la transformation des pratiques d’autre part, notamment en approfondissant la notion de transition récréative, en et hors-stations. Le concept de « smart mountains » (scénarisation des espaces de loisirs, applications numériques récréatives) sera notamment interrogé : quels sont les apports de ces médiations et collectifs numériques à l’évolution de l’offre touristique et des pratiques de la montagne ? Quelle fabrique de la montagne et de ses usages par les dispositifs numériques et leurs concepteurs ?
 


Thème 3 : Mobilité, énergie et communications : les territorialités de la transition

La question des mobilités, de l’énergie et des communications est l’un des grands défis de transition. Elle se pose dans ses dimensions écologiques (pollution des vallées, épuisement des ressources) et dans la mise en place de systèmes de mobilité et énergétiques durables, y compris pour les activités touristiques et de loisirs. Elle peut être examinée comme un vecteur de relations et d’interdépendances entre territoires, à différentes échelles.  Les migrations internationales contemporaines qui pour certaines placent les Alpes en seconde place de transit après la Méditerranée, mettent en débat l’opposition montagne-frontière versus montagne-refuge. De nouveaux périmètres politiques se constituent à l’échelle internationale, articulant des logiques écologiques (Magnaghi, 2012) et des interdépendances économiques en réseau (métropoles/massifs, macro-région alpine). Il s’agit de voir comment les modes de régulation, de planification et de gouvernance sont aujourd’hui interpelés par ces mouvements car il ne s’agit plus seulement de gérer des régions, mais des rapports entre espaces hétérogènes et en interaction.

Thème 4. La montagne comme démonstrateur

Cette approche se situe de manière transversale aux thèmes précédents pour :

i) appréhender la complexité de la dynamique transitionnelle des systèmes territoriaux, en considérant à la fois les processus d’action des sociétés (gouvernance, aménagement, économie, organisation), la transformation des référentiels (idéologie, culture, rapports à la nature), et les processus écologiques. L’objectif est bien de comprendre véritablement la dimension territoriale de la transition ;

ii) contribuer à un questionnement théorique sur la notion de transition d’une part, et sur la place et le rôle des régions de montagne dans celle-ci d’autre part. Ce thème appelle à des comparaisons destinées à interroger les spécificités des régions de montagne concernées, comparaisons qui pourront porter sur le statut (périphéries métropolitaines), des types d’économie (rural, tourisme), ou des particularités de milieu (aléas, pente, climat). Il demande également d’analyser les expérimentations et leur transférabilité.

iii) développer une posture réflexive et interroger le rôle et la place de la recherche dans les processus de transition, à l’interface de la production de connaissance et de l’action, ceci dans la continuité des démarches de recherche participative du LabEx.

 

Les demandes pour une dotation d’accompagnement de la thèse seront justifiées et limitées. La thèse doit s’inscrire dans une dynamique de recherche apportant les moyens nécessaires à sa réalisation, ceux-ci ne sont pas liés de manière automatique à l’ADR. Toutefois la demande d’ADR peut être accompagnée d’une réponse à l’appel à projets de recherches du labex.

Le directeur ou la directrice principale de la thèse appartient à l’un des laboratoires partenaires du labex 2020-2025.

Date limite de soumission des sujets : 30 mai

Notification de la décision d’attribution : début juillet

Réponses et renseignements à : contact@labexitem.fr

Soumis par manuel.jasse le lun, 15/04/2019 - 16:33