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Séminaire : Relations productivo-résidentielles entre villes et montagnes : du conflit au projet

09/11/2017

 

Lieu : Cité des territoires - Salle 2206

Date et horaires : 9 novembre de 15h30 à 17h30

Organisé par PACTE en collaboration avec le LabEx ITEM

 

Animation de la séance : Magali Talandier, Professeure à l’Université Grenoble Alpes, laboratoire Pacte

 

 

La stratégie des régions de l’arc Alpin sous les exigences des bouleversements en Europe

Intervention de Manfred Perlik, Professeur de Géographie économique, Université de Bern

 

La transformation des sociétés fordistes vers des régimes libéraux-productivistes était lié à la promesse d’une plus grande diversité et différentiation offrant aux régions une croissance économique et aux habitants plus des choix individuels. Or, les répercussions de ce changement de régime ne correspondent pas aux exigences d’un développement durable notamment pour les régions de montagnes qui perdent une partie de leurs fonctions économiques, qui surexploitent leurs ressources fragiles, qui profitent de moins en moins des effets de solidarité nationale. Une renégociation des relations entre montagne et plaines ayant pour but de trouver une complémentarité des activités plus égalitaire est attendue.

Références: Perlik, M. (2018): The Spatial and Economic Transformation of Mountain Regions: Landscapes as Commodities. Abingdon: Routledge (à paraître en printemps).

 

 

Repenser les relations villes-montagnes au prisme des enjeux de transition énergétique

Intervention de François Balaye, doctorant au laboratoire PACTE, Gilles Debizet et Pierre-Antoine Landel, maitres de conférences à l’Université Grenoble Alpes, laboratoire PACTE

 

Le paradigme de la transition énergétique invite les territoires à jouer un rôle dans la sobriété et l’efficacité énergétique ainsi que dans le développement des énergies renouvelables. A l’inverse des transitions énergétiques passées qui ont successivement mobilisé des ressources de plus en plus et éloignées des territoires de consommation, la transition actuelle pourrait rapprocher spatialement production et consommation.

Politiquement confortées par les lois récentes et au potentiel énergétique inférieur à leur besoin, les métropoles (territoire d’intense consommation) se tournent vers leurs périphéries (potentiellement excédentaires). Reliant lieux de production et de consommation, les réseaux sociotechniques jouent un rôle important dans l’organisation des flux énergétiques entre les territoires laissant peu de marge d’actions aux institutions locales (Poupeau 2013) : aux territoires ruraux d’héberger - ou pas selon leur dynamiques spécifiques (Durand et al. 2015) - des installations de production portées par des acteurs souvent exogènes  (Baggioni 2015) ; aux villes de s’appuyer sur le seul réseau qu’elles contrôlent pour relier production renouvelable et consommation (Menanteau et Blanchard 2014; Debizet 2016).

Dans ce panorama, quels champs de la transition énergétique l’inter-territorialité ville/montagne investit-elle ? En quoi les dynamiques territoriales et la supra-territorialité des réseaux façonnent les voies de la transition énergétique ?

 

Le projet de sol de la métropole-montagne

Intervention de Charles Ambrosino, maitre de conférences et Jennifer Buyck, maitresse de conférences -  l’Université Grenoble Alpes, laboratoire PACTE

 

Alors que la montagne constitue pour la région urbaine grenobloise à la fois une condition géomorphologique intangible et un marqueur identitaire structurant pour bon nombre d’activités, elle demeure le grand absent des politiques métropolitaines. L’ambition « d’affirmer son statut de Métropole Montagne » et « de repenser son rapport à la montagne, à la pente, dans toutes ses dimensions et spécificités » constitue certes un objectif désormais clairement affiché dans les documents de planification. Mais, une lecture attentive des documents de planification révèle que la figure de la montagne, telle qu’elle est mobilisée, n’échappe pas aux traditionnels régimes d’énonciation analysés par Bernard Debarbieux (1999) : celle-ci y est présentée à la fois comme une réserve de naturalité à préserver, un emblème marketing à mettre en scène et un espace ludo-récréatif dévolue au tourisme. Au-delà de cette vision finalement fonctionnaliste de la ville alpine, ne considérant la montagne que comme un objet parmi d’autres, quelles sont réellement les actions urbanistiques mises en place ? Que nous disent-elles des représentations de cette « métropole montagne » en construction, de sa mise en récit et de son projet ? Et plus généralement, que nous enseignent-elles sur le sens des processus de projet et sur notre conception du paysage ?

 

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Chercheur.e.s impliqué.e.s : 

 

Soumis par manuel.jasse le jeu, 09/11/2017 - 00:00