Appel à contribution

Appel à projets LabEx ITEM 2016 : Processus de changement et d’adaptation des territoires de montagne : une lecture par les interactions sociétés/milieux naturels

Du 09/02/2016 à 30/04/2016

Présentation et objet de l'appel

Le LabEx ITEM développe des actions de recherches concertées sur les logiques de développement des territoires de montagne ainsi que sur leurs capacités d’adaptation et d’innovation. Ce programme questionne les enjeux sociétaux et environnementaux inhérents à ces territoires dans un contexte réel et ressenti de changement global, en les travaillant de façon originale grâce  1/ à une interdisciplinarité dans les thèmes comme dans les méthodes en SHS, élargie aux autres disciplines (sciences de l’environnement, sciences de la vie, etc.) 2/ à de nouvelles modalités de partenariats recherche-territoire, tant avec les acteurs socio-économiques que les services publics des territoires de montagne.

Il vise à produire des éléments et des outils d’aide à la prise de décision des acteurs de la montagne (décideurs, entreprises, habitants, usagers, etc.) tout en en assurant la transférabilité sur d’autres territoires en développant/renforçant les partenariats à l’international. Ainsi, en identifiant des leviers d’action possibles, des ressources à mobiliser ou échelles d’intervention appropriées, ce programme ambitionne de positionner la communauté de recherche française « Montagne » comme pôle de référence.

Dans ce cadre, le LabEx propose pour 2016 un appel à projets interdisciplinaire d’un montant global de 50 000 Euros intitulé « Processus de changement et d’adaptation des territoires de montagne :  une lecture par les interactions sociétés/milieux naturels  ».

Cet AAP 2016 s’inscrit pleinement dans l’un des 4 enjeux socio-économiques clefs inscrit dans le dossier de l’IDEX Université Grenoble Alpes : Planète et société durables.

Calendrier

  • 30 avril 2016 : retour des projets
  • Du 1 au 30 mai 2016 : expertise des réponses et recommandations
  • 15 juin 2016 : début des programmes. Réunion des porteurs de projets.

Contexte et attendus

Depuis son projet initial, le labex affirme avec  volontarisme son ambition de contribuer à la  connaissance scientifique par « la construction de nouvelles connaissances sur la montagne issues du croisement des données et des approches disciplinaires ». Il postule que la « qualité des réponses à apporter aux question de développement durable des territoires dépend de la capacité des chercheurs à inscrire leurs réflexions dans des systèmes complexes, à travailler sur les interactions … en créant les conditions nécessaires à une réelle interdisciplinarité » (cf doc B du contrat ANR). Dans la poursuite de cet objectif, le présent appel à projets vise à avancer dans la construction d’une interdisciplinarité entre sciences humaines et sociales et sciences de la Terre, de l’environnement et des matériaux. Par celles-ci nous entendons les sciences physiques et mécaniques, la biologie, l'écologie, la pédologie, la géologie, la géomorphologie, la climatologie, etc. Le challenge consiste à confronter des référentiels théoriques, des approches méthodologiques et des cultures scientifiques différentes.

Ce projet a été entrepris jusqu’ici de différentes manières au sein du labex, par des dispositifs instaurant un dialogue dans la construction des questionnements (séminaires et ateliers de co-construction), par l’élaboration d’outils d’analyse communs (frise chrono-systémique), par une réflexion épistémologique sur les concepts et objets (glossaire), etc. Le projet de recherches Biomont, qui s’est étendu de 2012 à 2014, s’est tout particulièrement consacré à l’analyse de l’incidence du changement global dans la perspective interdisciplinaire ouverte par les géosciences. Il a permis, aux dires des chercheurs eux-mêmes un dialogue avec les disciplines des sciences exactes écologie, informatique, climatologie, hydrologie..

Les lauréats de l’appel à projets 2015 privilégient quant à eux un investissement dans le champ des sciences humaines et sociales, avec une pluridisciplinarité interne à ce domaine, qui n’est d’ailleurs pas simple à construire.

Cet appel 2016 constitue de ce point de vue un appel complémentaire, qui cible une interdisciplinarité plus large entre les domaines scientifiques des SHS et des sciences dites « dures ». Il s’agit d’aller plus loin dans sa mise en œuvre. On appréciera donc un spectre disciplinaire étendu, une capitalisation et une valorisation des travaux antérieurs du labex, une démarche qui permette d’aller vers l’inter- plutôt que le pluri- des disciplines.

Le fonds attribué a vocation à financer deux ou trois projets. Ils peuvent avoir une fonction d’amorçage pour un développement ultérieur et/ou se positionner en complément de projets «sciences dures». Les articulations avec des projets de site (pôle PAGE, ZAA, AGIR, AAP montagne de l’Université de Savoie Mont-Blanc, etc …) et ayant de ce fait une valeur structurante seront tout particulièrement appréciés.

Thème de recherche

La thématique de cet appel à projets est volontairement très ouverte. Les propositions de manière générale doivent contribuer aux questionnements centraux du LabEx, sur les capacités d’adaptation et d’innovation induites par les différentes formes de changement passées ou présentes. L’enjeu du LabEx est de confronter :

  • la question de l’innovation : comment définir, produire et évaluer une innovation territorialisée, comment l’articuler avec les dynamiques de temps long et les exigences de « durabilités » ?
  • la question de la montagne : comment se transforme, se construit et se déconstruit l’objet Alpes (et/ou montagne) dans les mutations spatiales qui l’affectent ?
  • la question de la territorialité et de la temporalité : quel jeu entre des rapports signifiants au territoire (les territorialités) et les systèmes d’action (les territorialisations), comment saisir conjointement les temps long et les attractivités de court terme ?

Nous souhaitons une réflexion qui permette de les saisir de manière conjointe, et de les ouvrir à l’interdisciplinarité.  La question des processus de changement et d’adaptation, dans le rapport entre changements sociaux et transformations environnementales nous semble tout particulièrement adaptée à l’approfondissement des méthodes et démarches interdisciplinaires. La dimension territoriale invite à confronter les aspects sociaux ou collectifs, les aspects politiques et institutionnels, la sphère immatérielle de l’imaginaire et des représentations, avec les aspects physiques du milieu. Les questions du changement ou de la transition, conduisent quant à elles à  mettre l’accent sur les temporalités du processus et sur les trajectoires d’évolution. Elles ne sont pas à envisager dans une perspective finaliste, comme l’avènement d’une société durable ou de comportements vertueux, ou un passage vers un nouveau modèle, mais demandent à identifier les dynamiques temporelles, dans ses phases, ses séquences et ses rythmes. Selon ces phases, la dimension environnementale peut opérer de manière différente :

  • Comme effet déclencheur d’un changement, aussi bien idéologiquement qu’au travers d’aléas ;
  • Dans les transferts de modèles, les référentiels d’action,
  • Dans les procédures de diffusion, de l’exemplarité et de l’unicité à la norme collective ;
  • Dans les visées et les intentions de l’action
  • En tant qu’instrument et ressource
  • En tant que milieu, espace et objet impacté par l’action
  • Dans sa trajectoire et ses évolutions successives.

Les notions de changements, adaptations, mutations, transitions, sont donc destinées à ouvrir  le champ d’une investigation interdisciplinaire, en invitant à saisir la diversité des modes de saisie et d’intervention sur la dimension naturaliste des territoires.

Critères d'éligibilité

Qui peut soumettre un projet ?

Tous les membres des unités de recherche partenaires du LabEx ITEM. D’autres unités de recherche et acteurs socio-professionnels, français ou étrangers, pourront être associées mais le déposant (porteur du projet) devra être obligatoirement une unité de recherche partenaire du LabEx ITEM.

Le porteur sera l'unique gestionnaire de l’enveloppe allouée au projet.

Quelle durée ?

Les projets lauréats en 2016 peuvent être programmés sur une durée de 6 à 24 mois. La durée peut varier selon l’objectif stratégique du projet : exploration, émergence, préparation d’une réponse à un appel à projets européen ou d’une ANR, complémentarité à un autre AAP, etc.

Quels critères d’appréciation ?

Outre la qualité scientifique et la faisabilité méthodologique et financière, le Comité technique tiendra compte dans son évaluation des critères suivants :

  • la  solidité du collectif pluridisciplinaire et sa capacité à développer le champ des partenaires du LabEx (ouvertures sur des laboratoires extérieurs, d’autres LabEx ou établissements de recherche)
  • le potentiel de développement international. Si le budget ne permet pas véritablement des terrains éloignés, les possibilités de comparaison avec des opérations menées à l’étranger seront appréciées
  • l’ambition interdisciplinaire dans la variété et l’éloignement des disciplines associées
  • le potentiel de valorisation. Celui-ci peut être technologique, économique, institutionnel mais également académique, notamment dans la capacité à répondre aux appels à projets de recherche nationaux et internationaux.
  • Le dispositif  méthodologique ou de management mis en place pour favoriser l’interdisciplinarité
  • La connexion avec les programmes existants
  • l’originalité du sujet

NB

Il convient de noter que les réponses peuvent s’articuler à d’autres programmes de financement: AAP montagne de l’Université de Savoie Mont-Blanc, AGIR, ANR, Interreg, etc. notamment pour permettre un déploiement sur différentes régions du monde. Dans ce cas il sera nécessaire de l'indiquer dans la lettre d'intention.

Télécharger ici le formulaire de réponse. A renvoyer à  AAP_2016@labexitem.fr , utilisez cette adresse pour toute question.

Télécharger ici l'appel en version PDF.

Soumis par Vincent Rauzier le mer, 10/02/2016 - 09:18

Laboratoire d'Excellence Innovation et Territoire de Montagne

MSH-Alpes, 1221 Avenue Centrale, 38040 Grenoble Cedex, Du 01/04/2011 au 12/12/2019

Retrouvez ici l'ensemble des projets participants aux objectifs du LabEx

Le LabEx est structuré sur trois pivots en forte synergie : un pôle recherche, un pôle formation, un pôle valorisation, disposant d’opérations et d’outils dédiés.

  • Le Pôle Formation se caractérise par la volonté d’initier des actions innovantes d’un point de vue pédagogique, articulées avec les projets de recherche, en relation avec les besoins des acteurs des territoires, et favorisant l’interdisciplinarité.
  • Le Pôle valorisation vise à construire et accompagner l’impact sociétal et territorial du LabEx. Il s’organise à la manière d’une plateforme, et intègre les opérations de dissémination, de communication, de partenariat, de rayonnement, d’interface et de transferts,
  • Le Pôle Recherche, de 2011 à 2014, s’est structuré autour de trois Work Packages :
    • BioMont, ouvert sur les géosciences, a eu pour objectif de définir les bases conceptuelles et méthodologiques d’une analyse de l’incidence du changement global sur les sociétés, activités et territoires de montagne.
    • InnoMont, s’est donné pour objet l’innovation en montagne, tant de manière théorique et épistémologique que dans une connaissance opérationnelle des processus et l’aide à la décision.
    • TerritEx (Territoire et Expérimentation) s’est consacré à la co-construction recherche-acteur, une démarche posée comme structurante dans le projet du LabEx, avec l’objectif d’analyser les dispositifs de recherche partenariale (cadres, projets, impacts) et d’explorer des formes inédites de recherches-actions collaboratives appliquées aux territoires de montagne.

Depuis 2014, une nouvelle programmation donne lieu à un appel à projets de recherche. Les thématiques proposées tiennent compte des défis posés au niveau européen (H 2020 et Programme espace alpin) comme à l’échelle régionale (DSI tourisme et montagne). Les trois thèmes proposés en 2015 sont ceux de 1) l’adaptation au changement, dans l'histoire et en regard du changement global sur le temps long ou les temps courts, 2) les recompositions territoriales, 3) la société en mouvements ; l’ensemble de ces thèmes convergeant vers la question suivante : « la  montagne  constitue-t-elle  le  laboratoire  d’un  nouveau  modèle  sociétal,  autour  d’un  système  homme/environnement/nature/société  profondément  renouvelé ? Par  quels  outils, moyens, politiques publiques contribuer à sa connaissance et sa mise en œuvre ?». Découvrez-ici l'ensemble des grans projets de recherche développés au sein du projet ITEM depuis 2011.

Plusieurs opérations viennent conforter ces trois piliers, la plupart sous la forme d’appels à projets :

La gouvernance

La responsabilité scientifique du labex est assurée actuellement par Marie-Christine Fourny.

La gouvernance est organisée par trois instances : Comité de Direction (CoDir), Comité de Pilotage (CoPil), Comité de Laboratoires (CoLab) (directeurs des unités de recherche partenaires), auxquelles sont associées un comité scientifique et une assemblée des chercheurs.

Le CoPil réunit les membres du consortium (Université Grenoble-Alpes, Université de Savoie, l’IRSTEA, le CNRS, la ComUE Grenoble-Alpes) ainsi que des partenaires académiques (Ecole Doctorale SHPT, ED SISEO, INRA), des représentants de collectivités territoriales (Assemblée des Pays de Savoie, Conseils généraux de l’Isère et de l’Ardèche) et des partenaires socio-professionnels (CCI Grenoble et Savoie, Parc des Ecrins))

Le Conseil Scientifique :

  • Bernard DELAY, Ecologue, Président de la Fondation Biodiversité, ancien Directeur de l’Institut Écologie et Environnement (INEE) du CNRS
  • Claude COURLET, Professeur d’économie à l’UPMF, Chercheur au Centre de recherche économique sur les politiques publiques dans une économie de marché (CREPPEM)
  • Olivier CREVOISIER, Professeur en économie territoriale et économie institutionnaliste à l’Institut de Sociologie de l’Université de Neuchâtel (Suisse)
  • Bernard DEBARBIEUX, Professeur de géographie culturelle et politique et d’aménagement du territoire à l’Université de Genève (Suisse)
  • Med KECHIDI, Professeur en sciences de gestion à l’Université de Toulouse
  • René FAVIER, Professeur d’histoire moderne à l’Université de Grenoble
  • Michel FERRARY, Professeur de gestion des ressources humaines à l’Université de Genève (Suisse)
  • Luigi LORENZETTI, Directeur du LabiSAlp, Academy of Architecture of Mendrisio (Suisse)
  • Valérie MASSON‐DELMOTTE, Paléoclimatologue, chercheure au LSCE (CNRS, CEA, UVSQ),  membre du GIEC
  • Thomas SCHEURER, ICAS, Réseau alpin des espaces protégés : besoins, activités, coopération, Commission de recherches du Parc national, Académie suisse des sciences naturelle
  • Laurent TISSOT, Professeur d’histoire économique et sociale à l’Université de Neuchâtel (Suisse)
  • François WALTER, Professeur honoraire d’histoire à l’Université de Genève (Suisse)